Mise à jour de mon album Flickr avec des photos de Tayport & St Andrews que j’ai visité hier, magnifique ville !
Mise à jour de mon album Flickr avec des photos de Tayport & St Andrews que j’ai visité hier, magnifique ville !
Ça manque d’activité ici, je n’ai pas le temps de tout réécrire donc je vous colle un e-mail que j’ai envoyé à mes ex-profs de bac pro, qui cherchent des récits pour les élèves actuels en quête d’une orientation post-bac.
Des choses déjà vues ici mais j’y parle un peu plus de ma formation, et je résume un peu l’expérience jusqu’à maintenant.
À part ça pas de nouvelles bonnes nouvelles, j’ai eu mon premier semestre avec brio, les vacances en France ont été fort appréciées, le second semestre est entamé à bonne vitesse, j’ai même commencé la recherche d’appart’ pour l’an prochain — j’essaierai de reposter bientôt avec des photos de St. Andrews où je vais dans deux semaines, et puis peut-être d’autres nouvelles quand il y en aura… see ya!
Message du 01/02/12 à 18h51
De : “Victor Loux”
A : …
Copie à : …
Objet : De ce côté de la Manche…
hello!
…bon, mieux vaut tard que jamais ?
voici mon récit de post-bac à l’étranger, pour ceux que ça pourrait encore intéresser.
J’ai passé mon bac pro en juin 2011 et je suis actuellement dans un cursus de 4 ans (qui équivaut à peu près une licence) nommé BSc (Hons)* Digital Interaction Design ; en Écosse, dans une ville appelée Dundee, et un cadre d’études particulier puisqu’il s’agit d’une école d’art (DJCAD**) intégrée dans une université.
Je commence par le sujet : littéralement « design d’interaction numérique », couvre un champ du design appelé design d’interaction (souvent abrégé en IxD par les professionnels)
C’est une discipline relativement nouvelle qui a pour objectif de concevoir des expériences interactives.
Le design d’interaction s’intéresse à la création d’expériences utiles et significatives
entre nous (humains) et la technologie (d’où le synonyme « interaction homme-machine »).
Plus concrètement, il s’agit de réfléchir à la conception de toute interface
reliant des personnes et des objets numériques,
qu’il s’agisse d’interfaces classiques clavier-souris (sites web, applications), d’écrans tactiles (applications pour téléphones et tablettes) ou même d’objets physiques.
Ma formation s’articule donc autour de beaucoup de thèmes différents :
pas uniquement du graphisme mais aussi de l’ergonomie, de l’accessibilité, et de l’ethnographie du design (analyse du comportement des utilisateurs) et en parallèle, de la programmation informatique (développement de sites Web HTML/CSS/PHP, développement iOS, Java) mais aussi, j’en reviens aux objets physiques, un peu de design produit et de l’électronique.
C’est donc un cursus extrêmement varié et, de fait, très intéressant.
Une particularité du design d’interaction est que le prototypage est au centre de sa méthodologie ; on apprend donc des processus de création légèrement différents, et cela prend du temps.
Concernant les débouchés il faut savoir que, honnêtement, il y en a peu,
mais c’est une discipline nouvelle qui s’étend peu à peu.
Plus la technologie se démocratise, plus l’utilisateur s’attend à être satisfait et à avoir une bonne expérience avec ces produits.
Un certain nombre de grandes entreprises ont donc des labos de recherche et développement qui engage des designers d’interaction, mais elles ne sont pas légion (Google, Apple, Microsoft, Nokia, etc.)
Cependant il faut savoir que vu la diversité des compétences acquises il est très facile de trouver du boulot dans une branche légèrement différente (web, graphisme) et que par ailleurs même si la demande est encore faible, l’offre l’est aussi (il y a 14 écoles dans le monde proposant cette discipline au niveau post-bac, 44 niveau master).
Concernant les études à l’étranger, il faut savoir que c’est beaucoup de préparation et de travail, mais que ça en vaut vraiment la peine — l’expérience est vraiment géniale et je ne regrette pas une seule seconde.
Il faut s’y prendre à l’avance au niveau des formalités, parfois l’inscription étant beaucoup plus tôt (au Royaume-Uni la fin des inscriptions est le 15 janvier, à cette date en France admission post-bac n’est pas encore ouvert…) et il y a parfois beaucoup de différences au niveau des lettres de motivations etc.
Pour la majorité de ceux qui liront ça j’imagine cependant qu’il est déjà trop tard, mais pensez à Erasmus si vous voulez tenter l’expérience, c’est possible en fac et école d’art, ou pourquoi pas en second cycle (master / licence pro après un diplôme en France).
Au niveau de la langue, pour ne rien vous cacher il vous faut des bases très solides et pratiquer la langue au-delà de ce qu’on vous apprend en cours.
Mais une fois dans le bain, quelques mois sur place, vous serez très vite à l’aise… pensez surtout à pratiquer l’oral, c’est mon erreur (je n’ai fait que lire des bouquins et écrire sur le net); regardez des films en VO sous-titrés dans la langue d’origine, puis sans sous-titres, essayez des clubs de discussion… il vous faudra un minimum pour comprendre les cours au début, puis à force de discussion vous serez plus à l’aise pour parler et comprendre les gens.
Du point de vue financier sachez qu’en Europe vous avez le droit aux mêmes bourses qu’en France, planifiez bien et mettez de l’argent de côté si vous travaillez l’été, mais en général le coût de la vie est sensiblement le même, à part le trajet ça ne coûte pas vraiment plus cher d’étudier à l’étranger.
et dernière chose : la pluie constante en Écosse, c’est un mythe ! :)
C’est à peu près tout ce que j’ai à dire,
que ce mail soit utile aux futures générations de CG / CV et qu’il génère d’autres “aventuriers” ; si vous avez une question quelconque mes coordonnées sont en-dessous, je serais ravi de vous répondre.
À bientôt [ou „bis bald“, puisqu’il me semble que les TCG sont à Berlin en ce moment ?]
Victor
—-
* BSc (Hons) = Bachelor of Science with Honours
** Duncan of Jordanstone College of Art & Design = École d’art et de design Duncan of Jordanstone
Il fallait quand même s’y attendre, je n’ai pas vraiment eu le temps de bloguer. Faute d’inspiration aussi : je suis rentré dans une routine et il n’y a pas grand chose qui se passe à raconter.
Il y a un peu plus d’un mois, mes parents sont venus me rendre visite (malgré les larges réticences de ma mère à prendre l’avion).
Je ne sais pas si ça a joué d’ailleurs, mais au bout de trois mois je n’ai toujours pas le moindre « mal du pays » — je m’y suis largement fait et je ne ressens pas de besoin pressant de rentrer au bercail (du moins pas parce que je me sens oppressé par le changement de pays; mais c’est bien volontiers que j’y retourne dans deux semaines pour revoir famille & amis).
Toujours est-il que, n’ayant pas eu de vraies vacances de Toussaint, ça m’a fait un break des études que de revoir mes parents quelques jours, et ça m’a un peu transformé en touriste de ma propre ville ; j’ai enfin pris le temps de découvrir un peu plus que le centre-ville, tous les musées, enfin tester le vrai haggis (d’ailleurs, même si la méthode de production parait peu ragoûtante au premier abord, c’est excellent), bref m’immerser un peu plus en laissant de côté les études et le campus.
J’ai d’ailleurs repris un peu l’habitude de marcher et de me balader dans les alentours, surtout à Newport (cf. photos dans le billet précédent). Je ne me suis pas encore trop baladé dans le reste de l’Écosse ; deux jours à Glasgow (à l’occasion, ô joie intense, du concert des Red Hot Chili Peppers) qui est, en fait, plutôt une ville à habiter qu’une ville touristique — une fois le musée d’art moderne (GoMA), la Glasgow School of Art et le centre visité, je me suis bien vite emmerdé, pour tout dire. Ayant pratiquement fini les cours (je vais y venir) il me reste un peu de temps libre avant de rentrer en France, donc peut-être me baladerais-je à St Andrews ou Édimbourg — et lors des vacances de Pâques, si je m’y prends à temps, pourquoi pas, enfin se balader dans les légendaires Highlands, tout au nord de l’Écosse. Je me sens quand même un peu oppressé dans ma ville, alors qu’il y a tant de magnifiques paysages à découvrir dans ce pays, à quelques heures de train ou de bus…
Revenons-en donc aux cours. Ce premier semestre était assez mitigé. Passé la découverte des joies de la fac, le travail est là, pas excessif pour l’instant si on sait gérer son temps (ce qui n’est pas toujours mon cas). La plupart des projets du premier semestre, en revanche, on été un peu rébarbatifs — des choses que j’avais déjà vues en bac pro ou des projets qui n’ont a priori rien à voir avec le design d’interaction.
Mais des bonnes choses tout de même : plus que des compétences directes, on cherche à nous apprendre comment travailler en groupe, comment présenter son boulot, comment approfondir notre compréhension du sujet — ce n’est donc pas forcément intéressant dans l’immédiat, mais à mon avis fort utile dans le futur, pour les prochains semestres où les choses que l’on expérimentera ont déjà l’air bien plus excitantes (Arduino, développement d’applications iOS, recherches d’art appliqués, pour les connaisseurs).
Le bilan est là, j’ai fini aujourd’hui à 6h du mat (c’est aussi ça la procrastination !) tout le boulot à finir pour ce semestre, à temps pour les rendus… je touche du bois, je ne le sens pas trop mal; par rapport aux compétences que j’avais déjà, je ne pense pas m’être planté, et mes lacunes en anglais n’ont pas tant joué que ça. Il me reste quelques cours cette semaine pour présenter ce boulot, faire le point, et un unique examen sur table (en informatique centrée utilisateur) la semaine prochaine. Me voilà donc pratiquement libre, quelques révisions restantes mais sur 13 jours jusqu’à mon retour en avion, de quoi profiter un peu de l’Écosse, redevenir un peu social après ce rush de boulot et me mettre à bosser à mon rythme sur d’autres projets plus perso & du boulot en freelance.
Je pense que c’est tout ce que j’ai à raconter en ce début décembre… peut-être maintenant aurais-je plus le temps de bloguer pour parler en détail de ce que j’étudie, ou de la vie étudiante dans un autre pays.
Enfin, j’allais oublier, parlons encore une fois de cette fameuse météo : il ne pleut toujours pas tous les jours, loin de là. Il fait juste un peu plus froid qu’en Alsace si j’en crois Météo France, on est proches des 0°… paraît-il même qu’on est en retard pour de la neige ; ici ça arrive fin novembre (il y en a déjà eu dans le reste de l’Écosse, d’ailleurs…)
Je ne vous oublie pas, j’avais commencé à réécrire un billet, mais je manque un peu de temps et de choses à dire.
Mais en attendant, j’ai fait plein de photos en me baladant à Dundee et Newport (la ville en face de la rivière Tay), et vous pouvez les voir ici. Z’avez de la chance, il faisait beau.
Bon ben ce n’est pas tout, mais ça fait quand même quatre semaines que je suis arrivé et je n’ai toujours pas donné de nouvelles.
Au bout de quatre semaines, bilan au niveau de la langue : ça s’améliore vachement. Je suis encore assez loin d’être parfaitement bilingue bien sûr, mais j’ai déjà beaucoup moins de difficultés à converser avec une personne directement — c’est plus difficile dans un groupe, ou chacun parle vite et où il faut bien suivre — mais je sens une amélioration. Ça dépend un peu des personnes, mais le problème est surtout la vitesse et la diction des gens ; en ce qui concerne les cours, les profs étant habitués à parler à une audience en articulant et en parlant clairement, je n’ai quasiment aucun problème de compréhension.
Démystifions un mythe aussi : l’accent écossais, dans le sud/centre de l’Écosse (là où je suis), n’est pas indécodable; au contraire, je trouve les écossais plus faciles à comprendre que les anglais ou irlandais. Certains profs originaires de l’ouest ou des Highlands ont un accent assez appuyé (R roulés et autres joyeusetés) mais qui reste compréhensible, en revanche j’ai expérimenté le mythe des Glaswegiens et effectivement, je me demande toujours s’ils parlent anglais ou une autre langue.
Also. Pour l’instant la météo a été clémente, ce n’est pas la pluie et le brouillard et le vent comme on pourrait l’imaginer ; jusqu’à maintenant il n’a pratiquement pas plu, le ciel est juste nuageux mais il fait entre 15 et 20° et c’est encore assez agréable (oui, je sais, il fait 35° chez vous).
Et sinon, pas spécialement de difficultés à s’adapter à la vie d’étudiant — pas toujours la joie de devoir faire ménage, vaisselle et linge, mais je m’y fais. Pareil pour la cuisine, ça va en s’améliorant.
Revenons-en aux cours, j’ai entre 16 et 21 h de cours par semaine, globalement trois modules ce semestre — expression visuelle, ce qui correspond plutôt aux cours d’arts appliqués que j’ai pu avoir en bac pro ; design d’interaction, où l’on cherche à comprendre les relations hommes-machines et à les améliorer, mais aussi à bosser nos compétences personnelles (d’écriture, tenir une veille technologique/graphique, communiquer) ; et enfin informatique orientée utilisateur (plus exactement people-centered computing mais je ne saurais trop comment traduire ça) où nous apprenons en pratique ce qu’il est possible de faire (et comment le faire) avec des langages de programmation tels que Processing et Arduino, pour faire de la visualisation de données, de l’interaction utilisateur…
Nous sommes en fait une petite classe (17 personnes), et bien que ce soit une fac, nous passons la majorité de notre temps dans la partie “école d’art” et l’organisation y est similaire — en studio/ateliers. On partage quand même certains modules avec d’autres cursus (expression visuelle avec les étudiants de design produit, et informatique utilisateur avec ceux d’informatique appliquée). Pas seuls donc. Jusqu’à maintenant c’est, dans l’essentiel, assez intéressant, un peu de déjà vu en ce qui me concerne pour l’expression visuelle et quelques trucs en design d’interaction, mais c’est de quoi mettre tout le monde à niveau.
Et je crois bien que j’en ai fait le tour. Je vais essayer de poster un peu plus régulièrement, mais il n’y a en fait pas tant de choses à dire… si vous avez des questions commentez/mailez-moi.
Bon, ben voilà, je suis à Dundee depuis hier.
Le délicieux réveil à 3h du matin et deux heures d’avion plus tard, commencèrent les embrouilles. Pour rejoindre Dundee, ma ville d’études, depuis l’aéroport d’Édimbourg, j’ai réservé une place dans un bus qui faisait le trajet direct. Sauf qu’une fois à l’aéroport, impossible de trouver d’où part le bus. J’ai cherché partout, les arrêts prévus, devant l’aéroport, fait quinze aller-retours, rien, néant. Puis vint le moment où il est 8h40, que le bus devait partir à 8h30, et que bon à un moment, tant pis c’est trop tard.
La seule solution qui s’offrait à moi était donc de prendre la navette permanente qui allait jusqu’au centre d’Édimbourg, puis de prendre le train jusqu’à Dundee. Bilan total de l’opération réservation de bus pas pris + navette + train + internet à l’aéroport d’Édimbourg (oui parce que avant de chercher mon bus bien sûr j’ai eu le temps de perdre mon numéro de réservation sur le trajet) : 45 £.
Arrivée dans la joie la plus complète donc, avec en bonus le trajet de mes 20+10 kilos de bagages à pied de la station de train à la fac (une bonne demi-heure) — et en cerise sur le gâteau, vraiment manquer de se faire renverser par un camion parce que j’avais oublié qu’ils roulent à gauche, ces cons-là.
MAIS tout ceci est passé puisque j’ai ensuite pris mes clés et pu m’installer dans ma piaule étudiante, qui n’est pas si mal que ça (plus grande que ce que je craignais), j’ai pu déballer en douceur, prendre une douche et faire une sieste. Personne dans l’appart étudiant (et dans tout le bâtiment j’ai l’impression) vu que je suis arrivé un jour en avance, je suis donc resté reclus à l’abri de toute interaction sociale — sauf pour aller faire quelques courses de base, essayer d’acheter un téléphone ce que je n’ai pas pu faire puisque je dois ouvrir un compte en banque ici, ce que j’ai essayé de faire mais on m’a renvoyé chez moi parce que faut faire la demande sur Internet. Un mec ivre a essayé de me parler dans la rue aussi, mais il avait un accent écossais incompréhensible et finalement m’a juste dit de dégager.
Donc voilà, aujourd’hui je suis allé à la géniale idée qu’est le don de matériel de cuisine par les anciens résidents, j’ai débarqué avec un gros sac et j’ai pu me servir en casseroles, assiettes, couverts, ustensiles de cuisine, tout ça gratuitement (mais avec des trucs plus ou moins usés). Ce qui m’a occupé 20 minutes de ma matinée, le reste étant occupé par la vaisselle dudit matériel.
Voilà voilà, et donc mon premier coloc a débarqué ce matin en coup de vent avec ses parents, a posé ses affaires et est reparti, j’attends encore les autres. Contrairement aux apparences et aux attentes il n’a pas plu et il ne fait pas hyper froid, et je ne galère pas tant que ça avec la langue (enfin ça dépend beaucoup des personnes). Plus de nouvelles quand y’en aura, voilà, bisous.
…avant le départ. Trois jours et quelques heures. Damn.
Tout se rapproche et je n’ai pas fini de tout empaqueter, de vérifier que rien ne manque, que j’ai tous mes papiers, que j’organise tout ce que j’ai à faire sur place, de bosser un peu mon anglais.
Et puis j’ai lourdement commencé le plus dur, dire au revoir à des personnes qui me sont très chères. Que je ne reverrais que dans six mois, ou jamais.
Et ça me fait tout drôle.
Je tombe de mon petit nuage et je repose lentement mes pieds sur terre ; dans 3 jours, tout change et je passe de la théorie à la pratique. Il est déjà trop tard pour faire marche arrière, trop tôt pour regretter de toute façon ; je flippe vraiment mais je suis quand même surexcité à l’idée de partir.
Il demeure un léger problème avant le départ en contrée britannique : QU’EST-CE QUE JE PEUX EMMENER LÀ-BAS.
Bon la réponse a l’air un peu simple, alors je reformule avec tous les paramètres : QU’EST-CE QUE JE PEUX EMMENER LÀ-BAS DANS UNE PETITE VALISE QUI DOIT FAIRE 20 KILOS MAXIMUM. Ahh.
Alors en fait cette question m’est restée dans la tête un bon moment à cause de l’amie Charline qui a galéré jours durant pour caser ses affaires alors qu’elle ne partait qu’un an aux États-Unis. J’ai avant toute chose testé de caser un maximum de trucs dans le bagage à main qui, ô joie, n’est pas limité en poids (mais en taille). Qui s’avère être un sac à dos format familial de récup’, pile la bonne taille et contenant plus de poches qu’il n’en faut, et qui en outre pourrait m’être de bon usage si l’envie me prend de partir randonner dans les Highlands.
Sachant qu’il faut obligatoirement qu’il y ait le matériel informatique et photo dedans, ainsi que toute ma paperasse (et mazette j’en ai un bon paquet). Par ordre de poids, j’ai donc mis plein de bouquins à emmener dedans vu que c’est vachement lourd, et j’ai (en compressant l’ensemble) réussi à ajouter même deux jeans (relativement lourds aussi) selon les conseils de la Charline susnommée.
Vient le problème du bagage en soute, là où j’ai un peu flippé. Je cite donc cette adorable suricate porteuse de bons conseils (je parle encore de Charline oui, quel modèle cette fille) :
[…] j’ai fini par conclure que 90x75x43cm c’était en fait très grand, et que le problème n’était pas la taille du bagage mais le POIDS. En effet, une valise de ces dimensions là rempli bien d’avantage que 23kg.
Cette affirmation est faite bien plus que de fautes d’orthographes, elle est faite de FAUX. En fait ça pourrait tout à fait être juste, mais il y a un paramètre qu’il faut prendre en compte : c’est une femme, je suis un homme. (J’ai l’impression de puer le sexisme et le mâle qui change de slip toutes les deux semaines en écrivant ça, mais en fait, ne pas embarquer une demi-douzaine de paires de chaussures et avoir des fringues légères aide un peu à rééquilibrer les choses).
Résultat, en douze kilos et la moitié de cette taille-là, j’ai jusqu’à maintenant réussi à embarquer pour deux semaines de fringues (en changeant de sous-vêtements tous les jours et de jeans/sweat tous les 2 jours, oui oui ma bonne dame). Valise inclue, qui est ridiculement petite à première vue (mais qui a l’avantage d’être légère, 1,3 kilo). Je peux donc même rajouter 7-8 kilos de fringues ou bouquins.
Comme ce blog à tout de même une vocation à aider mes comparses expatriés, il faut que je vous livre le secret de cette petitesse. Comme je viens de vous l’énoncer, j’ai une valise qui est relativement petite, et si je mets toutes les fringues susnommées, je n’arrive pas à la fermer. Il est possible de réduire tout cela avec un accessoire magique : le SAC DE RANGEMENT SOUS VIDE. Vous savez, ces grands sacs plastiques vendus au Téléshopping qui promettent monts et merveilles pour ranger vos couettes ou vestes.

Hé ben ça marche super bien pour les fringues. Ça se trouve à deux balles chez Noz ou dans un Lidl — mais si tu es vraiment cheapos ou si tu veux faire pareil dans un petit sac, tu peux prendre un sac poubelle, ça marche aussi ; le principe est tout con, mettre tous les vêtements dans un sac hermétique, et aspirer le contenu avec… un aspirateur, et refermer tout de suite après. Le sac va se réduire et tout “s’écrase”, et le gain de place est plutôt impressionnant. Enfin personnellement, ça me réduit l’ensemble presque de moitié. Et c’est plutôt pas mal.
Mais bon, tout ceci n’est qu’essais, je ne pars que dans 21 jours (gniii) et je ferais ma “vraie” valise avant le départ. En attendant, j’ai tout réglé (banque, assurance, santé) et j’ai même fini par trouver deux de mes futurs colocs — un Chypriote, et un que j’imagine être grec d’après son nom mais avec qui je n’ai pas encore pu bavarder.
Il n’est pas toujours malvenu, quand on se déplace dans un pays inconnu pendant quatre ans, de se poser la question de savoir où est-ce que l’on va dormir pendant ce temps-là.
J’ai étudié les propositions qui s’offraient à moi, et j’ai opté pour la solution la plus agréable et la plus simple dans un premier temps : les logements étudiants. Il faut savoir que dans beaucoup d’universités britanniques, ce sont les universités elles-mêmes qui proposent un service d’hébergement — et non un équivalent du CROUS.
Il existe bien sûr aussi des logements étudiants privés, mais j’ai choisi celle qu’offrait l’université pour plusieurs raisons : les étudiants en première année ont une place garantie et une réputation qui se tient. Lorsqu’on habite à 1 200 kilomètres et qu’on ne peut pas aller visiter chaque logement ou appart, c’est plutôt une bonne chose. Deuxièmement, c’est donc là où vont la quasi-totalité des étudiants en première année. Là encore, c’est très avantageux quand on ne connaît personne sur place — on peut se faire beaucoup d’amis et la plupart du temps, cela permet de trouver des colocataires pour les années suivantes, que l’on connaîtra au moins un minimum. Enfin, mais ce n’est là qu’une question de confort, les résidences de l’université sont situées directement sur le campus (sauf deux résidences sur les sept).
J’ai donc fait ma demande il y a un mois et ait reçu la réponse lundi, je logerais donc dans la résidence Belmont Tower, appartement GG chambre 3. Les résidences sont organisées en appartements comprenant 5 à 10 chambres — dans mon cas, nous serons huit — en partageant juste la cuisine (chaque chambre comprend une salle de bain, c’est assez luxueux, surtout quand comme moi on a vécu en internat et qu’on partage 8 douches pour 48 personnes)(mais je ne me plains pas, il y a sans doute pire).
Depuis, donc, nous sommes des centaines de futurs étudiants à essayer de nous retrouver sur forums, ENT, réseaux sociaux, pour savoir qui donc seront nos colocataires, et pour discuter. Fait assez marrant avec internet, au final, on n’est toujours pas là-bas, et pourtant on y a déjà des dizaines d’amis, qu’on croisera dans les résidences, qui seront avec nous en cours… amitié incertaine tant qu’elle est virtuelle mais toutefois rassurante avant de partir, et utile lorsqu’il s’agit de converser avec des britanniques pour améliorer encore un peu son niveau d’anglais avant de partir.
« Épreuves subies » … ça porte bien son nom. Mais de quoi se plaindre ? :) Me voilà l’esprit tranquille pour l’été au moins. (À part pour le 16,5 en anglais, au vu du sujet ultra-simple je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas eu plus que ça. C’est pas si mal, disons.)