17 juillet 2011

A place to stay

Il n’est pas toujours malvenu, quand on se déplace dans un pays inconnu pendant quatre ans, de se poser la question de savoir où est-ce que l’on va dormir pendant ce temps-là.

J’ai étudié les propositions qui s’offraient à moi, et j’ai opté pour la solution la plus agréable et la plus simple dans un premier temps : les logements étudiants. Il faut savoir que dans beaucoup d’universités britanniques, ce sont les universités elles-mêmes qui proposent un service d’hébergement — et non un équivalent du CROUS.

Il existe bien sûr aussi des logements étudiants privés, mais j’ai choisi celle qu’offrait l’université pour plusieurs raisons : les étudiants en première année ont une place garantie et une réputation qui se tient. Lorsqu’on habite à 1 200 kilomètres et qu’on ne peut pas aller visiter chaque logement ou appart, c’est plutôt une bonne chose. Deuxièmement, c’est donc là où vont la quasi-totalité des étudiants en première année. Là encore, c’est très avantageux quand on ne connaît personne sur place — on peut se faire beaucoup d’amis et la plupart du temps, cela permet de trouver des colocataires pour les années suivantes, que l’on connaîtra au moins un minimum. Enfin, mais ce n’est là qu’une question de confort, les résidences de l’université sont situées directement sur le campus (sauf deux résidences sur les sept).

J’ai donc fait ma demande il y a un mois et ait reçu la réponse lundi, je logerais donc dans la résidence Belmont Tower, appartement GG chambre 3. Les résidences sont organisées en appartements comprenant 5 à 10 chambres — dans mon cas, nous serons huit — en partageant juste la cuisine (chaque chambre comprend une salle de bain, c’est assez luxueux, surtout quand comme moi on a vécu en internat et qu’on partage 8 douches pour 48 personnes)(mais je ne me plains pas, il y a sans doute pire).

Depuis, donc, nous sommes des centaines de futurs étudiants à essayer de nous retrouver sur forums, ENT, réseaux sociaux, pour savoir qui donc seront nos colocataires, et pour discuter. Fait assez marrant avec internet, au final, on n’est toujours pas là-bas, et pourtant on y a déjà des dizaines d’amis, qu’on croisera dans les résidences, qui seront avec nous en cours… amitié incertaine tant qu’elle est virtuelle mais toutefois rassurante avant de partir, et utile lorsqu’il s’agit de converser avec des britanniques pour améliorer encore un peu son niveau d’anglais avant de partir.

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